Les 4 pieds des bovins sont composés de 2 onglons :
Le pied repose essentiellement sur la muraille, externe et interne, et sur le talon. La muraille doit pouvoir supporter l’essentiel du poids de l’animal. C’est la corne la plus solide de l’onglon. Le talon est la corne la plus souple, qui permet un bon amortissement au moment de la pose du pied.
Naturellement, la sole est concave (creuse). Le pied ne repose donc pas directement sur cette zone.
Attention : la solidité de la surface d’appui tient beaucoup à l’épaisseur de la muraille (au moins 5 mm). Or, cette solidité est parfois mise à mal par les excès de bordage lors du parage.
Anatomie du pied de bovin, vue latérale (source : « L’observation du troupeau bovin », Lensink et Leruste, 2006)
Anatomie du dessous de pied, vue plantaire (source : « L’observation du troupeau bovin », Lensink et Leruste, 2006)
Il existe quelques différences anatomiques entre les antérieurs et les postérieurs :
1. Les onglons antéro-internes et externes sont pratiquement égaux alors que les onglons postéro-externes sont souvent légèrement plus développés que les
postéro-internes.
2. L’angle entre la muraille et la sole est plus ouvert pour les antérieurs.
L’onglon offre une surface d’appui réduite pour une charge considérable à porter : pour une vache de 750 kg, le poids supporté par chaque onglon postérieur est d’environ 80 kg soit plusieurs kilos par cm2 de surface portante à l’arrêt (pour en savoir plus: Mécanique du pied ).
L’onglon est donc un organe extrêmement solide mais les contraintes qu’il subit dans certaines conditions d’élevage le rendent très « fragilisable » (pour en savoir plus : Les zones fragile du pied). Lors du parage, il est essentiel d’avoir ces données en tête et de préserver les éléments solides du pied, dont la muraille.